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  • Catherine Hargreaves

Food banks and coffee shop


J'essaye de faire le plus de trajets possibles à pied. Juste avant de quitter Bitterne, je m'arrête au Triangle, une place qui marque l'entrée dans Bitterne. Une ancienne pharmacie semble avoir été transformée en banque alimentaire. Elles ne se sont jamais aussi bien portées en Angleterre que ces dernières années. Celle-ci semble en fait être tenue par une église. Je vole une photo et n'assumant pas je m'approche d'eux pour leur demander si je peux l'utiliser. On boit un thé en échangeant des banalités, je ne me vois vraiment pas poser des questions plus poussées. Je comprends en fait que c'est une église qui s'est installée là pour donner plus de vie au quartier me disent-ils.

Je me rends ensuite dans un café en face pour prendre un petit déjeuner. Deux couples apparemment amis avec les propriétaires finissent leur petit déjeuner en faisant des blagues. A ma droites deux très jeunes ouvriers finissent le leur et félicitent la propriétaire pour la cuisine. Tous s'en vont. Me sentant toujours bizarrement très timide depuis que je suis arrivée à Southampton, je prends mon courage à deux mains et commencent à parler avec eux, le couple de propriétaires et leur fille.

La femme travaillait chez Debenhams jusqu'à ce qu'elle perde son boulot à cause de la fermeture alors maintenant elle aide son mari ici. Ils me disent que Bitterne a énormément changé ces dernières années, que les agents immobiliers ne trouvent pas assez de maisons à vendre et que les prix ne cessent de monter. On commence à parler du Brexit, l'homme me dit que les prix des denrées ont augmenté de 30% depuis, qu'il y a des problèmes d'approvisionnement. Je sens que le couple n'est pas d'accord, je n'ose pas creuser trop, la fille me regarde, un sourire derrière les yeux l'air de dire, va-t-elle oser les pousser jusqu'à l'engueulade... La femme me dit que son fils travaille dans le port et qu'il n' a jamais eu autant de boulot que depuis le Brexit, je ne veux pas la provoquer en lui demandant si ce n'est justement pas à cause de la paperasserie supplémentaire, je n'ai pas besoin de le faire, son mari s'en occupe.


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C. est d'origine nigériane et aime aussi beaucoup Bristol. Il aime son cosmopolitisme et la gentillesse de ses habitant.e.s. Il habitait avant à Cardiff et il trouve que les gens ici sont plus "éduqué